Au commencement, le Cheval.

Mon parcours sportif est un peu chaotique.

J’ai toujours aimé me dépenser. Mais malgré une saison d’UNSS Athlé au collège et quelques compèt’ sur 60m et en saut en longueur, je me cantonnais aux cours de sport pour courir. J’avais de bonnes notes et je faisais partie des « meilleures filles » de mes classes successives en EPS, et ça me suffisait.

J’ai surtout été une cavalière chevronnée et ai passé toute mon enfance et adolescence la tête dans les rênes pour paraphraser l’expression cycliste. Puis, au bout d’une quinzaine d’années, et aussi étrange que cela puisse paraître, le feu de joie s’est brutalement éteint. Il était temps de s’intéresser à autre chose après autant de passion. La vraie, la dévorante. Celle qui te fait te lever le matin et parfois t’empêche de dormir le soir. Celle que tu fais passer avant tout, même avant tes amis et ta famille. Celle qui t’obnubile et qui t’empêche de t’ouvrir au reste du monde… Bref, il était vraiment temps d’aller voir ailleurs si j’y étais. Et j’y fus !

 

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 J’ai appris mon métier d’infirmière en milieu de vingtaine et n’ai accordé que peu de temps à la pratique sportive à cette période, malgré une licence en badminton et une en athlétisme utilisées en dilettante, avec Ma-copine-Pauline.

Une fois diplômée, mais surtout quasi guérie des bleus et bosses que la vie peut provoquer parfois, j’ai eu envie de me remémorer l’existence de certains muscles, et même d’en découvrir d’autres. C’était une dynamique salvatrice, un impérieux besoin. J’ai adhéré à une association de gymnastique et pilates, mais ma vingtaine, bien que sévèrement entamée, sautait un peu au visage plissé des autres adhérents… Je me suis alors inscrite dans une salle de fitness et musculation à la mode. C’était le 1er avril 2014… j’aime faire des blagues à mon corps. Cela m’a permis de remettre le pied, non pas à l’étrier, mais à la basket de running. En bonne gestionnaire, il fallait amoindrir le coût moyen de la séance pour rentabiliser l’abonnement annuel. Mon banquier, qui n’est autre que mon paternel, fut fier que je me tienne à un planning de deux à quatre séances hebdomadaires sur machine et en cours collectifs. Le tout saupoudré d’au moins une sortie footing de 30 à 60 minutes. A cette même époque, je lis sur Facebook qu’une épreuve de trail va se dérouler à la station de ski du Mourtis en mémoire d’un jeune du coin décédé dans un accident de parapente. J’aimerais bien essayer un jour, peut-être… aujourd’hui ou demain… pas tout de suite vu que pour le moment courir plus de 45′ me transforme en centrale nucléaire ukrainienne… mais dans quelques temps, qui sait ?

 

Le déclic du trail, je l’ai en réalité eu plus tôt, en juillet 2013, d’abord avec mon Paternel, au Landmannalaugar (à mes souhaits) en Islande, où nous avions assisté au départ du Laugavegur Ultra Marathon. J’avais été très impressionnée par la distance (55km) à parcourir dans des conditions climatiques dantesques, et m’étais dit que la magnificence des lieux atténuait peut-être les douleurs. Un an plus tard, cette fois avec mon Dou (mon-cher-et-tendre, je ne vois pas pourquoi je serais la seule à écoper d’un surnom ridicule), nous avions grimpé sur le pic Saillant depuis Bezins-Garraux (D+1046m). Le temps était frais, un peu nuageux. Arrivés en haut : ciel très obscur et tonnerre. Comme nous n’avions ni envie de dormir ♪ au refuuuuuge le sooooirrr ♪, ni de choper la pluie, nous avions décidé de courir dans la descente. 1h04 de gros kiff pour moi qui me donnera l’envie de recommencer… Depuis, j’adore l’orage, et j’ai investi dans une paire de running à crampons !

 

Depuis le printemps 2014 donc, j’ai recommencé à me bouger, malgré de nombreux coups de mou et quelques bobos comme tout sportif en connaît (enfin je crois, je ne me considère pas comme sportive à part entière). Je n’ai pas renouvelé mon abonnement à la salle en avril 2015 car j’ai vraiment passé un cap mental dans ma pratique de la course à pied : j’ai envie de progresser et je prends du plaisir à courir, sur le plat bitumé par défaut mais surtout sur les sentiers vallonnés en altitude. Je ne cours plus pour être bien, je suis bien en courant. Tu saisis la nuance ?

Dernière étape dans mon cheminement de néo-traileuse. La compétition sur route ne m’a jamais attirée. Mais depuis l’hiver 2014-2015, nous parlions avec ma copine Pauline de courir un trail court toutes les deux, d’une dizaine de bornes. Ni une ni deux, je cherche une épreuve dans le coin. Le fameux trail du Mourtis déjà cité et son 12km nous chauffent bien. Enfin 12km en 2014, puisque les Gentils Organisateurs nous ont fait la surprise d’ajouter deux longueurs à l’édition 2015 ! De notre objectif de courir 10km en terrain vallonné, nous passons à 14km en moyenne montagne avec un dénivelé positif de 500m. On va tous mouriiiiiiiir !! Mais le rendez-vous fut fixé, et, en bonnes Commingeoises, quand on a une idée en tête, on ne l’a pas ailleurs…

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