Tourn de la cascade d’Ars – 13km +800m

Pas de miracle en Couserans

Les jours suivants le trail du Mourtis furent difficiles pour moi. En effet, j’étais très très courbaturée, notamment au niveau des moyens fessiers et du pyramidal. A tel point qu’une douleur de type sciatique apparut une semaine après, pour ne plus me quitter. J’ai connu cette douleur deux ans auparavant, qui n’avait cédé qu’avec une séance d’ostéopathie. Je n’ai eu rendez-vous que cinq jours avant la course. Malheureusement, les inscriptions au trail du Cagire ont été clôturées le jour où l’ostéo m’a assurée que je pourrai courir le week-end suivant. Par défaut, j’irai donc voir en Ariège si j’y suis.

C’est donc quasi sans entraînement (une sortie longue de 2h et un fractionné 2 x 6 30’’/30’’ en trois semaines…) que je me suis présentée au Tourn de l’Ars chez nos voisins Couserannais. Je n’étais déjà pas emballée. Près  d’1h30 de route depuis St-Gaudens, départ de la maison à 7h, profil de course difficile avec un D+850m sur 13.5km type binaire : montée/descente. Mais c’est sous le soleil que nous devions courir, avec Pauline et ses copains, et j’avais bien envie de confirmer mes envies de trail découverte.

Ars

Arrivée la première vers 8h15, je récupère mon dossard et mon nouveau maillot, rose. Les copains arrivent alors que je suis en train d’épingler mon numéro. Ils préparent leurs breuvages de jouvence, nous nous passons de la crème solaire, et nous nous échauffons le long de la route menant aux thermes. Il est rapidement 9h20, nous faisons une photo de groupe et nous nous rapprochons de la ligne de départ. C’est parti, en queue de peloton comme au Mourtis. J’ai déjà chaud et les jambes lourdes. Et ce n’est pas fini…

Nous traversons le village d’Aulus tout en faux-plats montants. Les locaux nous dévisagent, sourire en coin. Je savais que ce n’était pas bon signe de la part d’Ariégeois ! Je ne parviens à trouver ni mon rythme, ni mon souffle sur ce premier kilomètre « plat ». Même pas le temps de nous échauffer que nous entrons dans le vif du sujet : ça grimpe. Coup au moral vu les deux premiers kilomètres, catastrophiques. Ça grimpera pendant 6 ou 7km. Salement. Heureusement, la plupart du temps à l’ombre. Je n’ai toujours pas de bâtons, et même si je n’ai jamais couru ou même marché avec, cette fois je regrette de ne pas avoir pensé à prendre ceux de mon paternel. Une dame vétéran (sans vouloir l’offenser) juste devant moi (et que je suivrai jusqu’à la fin) s’en est concocté deux de fortune et a l’air de moins souffrir que moi. Je n’en vois pas sur le bas-côté, tant pis, je ferai sans tout le long. De plus, je n’arrive pas à doubler sur les rares zones où j’ai un peu plus de jus que les tout derniers. Je ne vois déjà plus les copains. Je rattrape finalement Marion que je double au 4ème km environ, puis Audrey, que je suis à quelques dizaines de mètres sur le 5ème km. Nous nous plantons de chemin, nous sommes concentrées sur le sol accidenté. Il fallait le voir le ruban rouge et blanc en l’air quand on mesure 1m60 !

Seule la cascade d’Ars au 6ème km retient mon attention et me fait oublier ma peine à avancer. J’arrive à un pierrier, il y a un petit ruisseau qui suinte. Eau + cailloux = mauvais temps pour les Speedcross aux crampons tendres ! En effet, je vais essuyer une chute qui me vaudra une jolie entaille au genou gauche mais surtout une belle frayeur ! Plus de peur que de mal. Un ravito me tend les bras quelques centaines de mètres après. J’accours !! Qu’elle fait du bien cette eau fraîche ! Le plus dur de la montée est derrière moi. Audrey a dû se faire la malle au moment de ma mise au tapis. Je rejoins quelques coureurs qui ont l’air de se le faire cool. Je les dépasse, ça va un peu mieux et il y a la place pour courir. Mais je reste dans un faux rythme. Je me retrouve vite seule, c’est beaucoup moins marrant et motivant. La vue est magnifique, il fait chaud mais le soleil n’est pas écrasant. Je me trompe une nouvelle fois de chemin, cette fois je suis descendue quelques mètres de trop. Il faut remonter : dur dur pour le mental !

Je continue en trottinant jusqu’à l’amorce de la descente au 8ème km. Et quelle descente ! 6km, D-840 m ! Mes moyens fessiers vont me le faire payer demain, si ce n’est cet après-midi ! Je la ferai toute seule comme une grande. Juste après le ravito, je rejoins un homme qui boite bas. Il m’assure qu’il va finir tranquille. Effectivement il finira : dernier… Je le distance. Je double un anglophone dans les lacets, ce sera mon fait de guerre du jour. Je déroule bien, mais je trouve le chemin monotone, souvent très accidenté voire accidentogène donc je garde un cran au frein à main. Je suis fatiguée et je dois bosser le lendemain à 6h30, il ne faudrait pas que je sois encore aux urgences à cette heure-là… ! Je rejoins la route, il faut descendre dans les bois via une marche assez haute. « Attention, me prévient un bénévole, certains sont tombés en allant trop vite ! » No te inquietas ! Je passe presque assise en m’aidant des mains. Plus de force pour amortir avec les quadri !

J’arrive enfin au village d’Aulus, je ne reconnais pas du tout les lieux. Pauline, arrivée environ 30 minutes avant, vient à ma rencontre et me tape dans la main. Il reste 300m à faire. Les jambes ne répondent plus, je finis sur les rotules. On me prend en photo à la ligne d’arrivée. Il ne me tarde pas de voir mes traits tirés sur celle-là… Je finis donc en 2h50 bien loin des mon objectif de 2h30, 105ème sur 120 environ… Bref, (non-)préparation, résultat et course à oublier. Même si j’y ai vu un très beau panorama, pour le côté sportif, on repassera !

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Séance d’étirements et débriefing avec les autres en attendant Marion. D’un avis commun, le balisage du parcours nous paraissait un peu léger. Nous nous rinçons au jet d’eau initialement prévu pour rincer les baskets, les douches étant archi-complètes. (« Mais ce n’est pas fait pour se laver ici, c’est pour les chaussures ! » « Mais on est sales comme nos chaussures… c’est bon ! ») Repas régénérant, on papote avec d’autres concurrents, puis, ENFIN ! le Saint-Graal : l’accès aux thermes ! Je les conseille à tout sportif après une journée de rando ou de ski : très très peu courbaturée les jours suivants !

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