Trail du Maquis – 28km +1400m

Le trail du Grand Maquis figure parmi mes courses préparatoires aux 40km des Citadelles qui se tiendront début avril. Depuis le début de l’année, j’ai réalisé peu de séances intenses, et des sorties longues d’environ 16-18km D+/- 700-800m. Je n’ai pas non plus récupéré ma puissance musculaire de l’été dernier. J’ai également profité du passage à ma nouvelle décade pour « grassir » un peu… Je viens donc à Dun sans prétention aucune ce dimanche 18 février, souhaitant juste terminer le parcours en guise de sortie longue, avec les mêmes caractéristiques de terrain qu’à Lavelanet, distante de quelques kilomètres seulement.

La météo fait des siennes depuis plusieurs semaines et nous savons déjà que le sol sera « humide ». Euphémisme ! Mais, c’est une chance, le soleil pointe le bout de ses rayons lorsque nous prenons le départ, au son de quelques accords du Chant des Partisans qui me serrent le cœur. Il ne faut pas oublier que l’organisation réalise un vrai travail de mémoire en ces hauts lieux de la Résistance et de passage de frontière.

Nous entamons le périple par un bon kilomètre de goudron plat. Je suis placée comme à mon habitude en toute fin de peloton, en aisance respiratoire.

 

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Photo Afum Team

 

Nous retrouvons peu après le sentier et sommes directement mis dans le bain… de boue. Nous aurons tout le loisir de comparer les différentes variétés sur les 28km : collante, épaisse, profonde, claire, foncée, liquide, en flaque, en ruisseau, j’en passe et des meilleures ! J’avais rarement profité d’autant de bouillasse, même si nous en sommes gâtés un peu partout. Les photographes et les spectateurs l’ont bien compris : ils nous attendent littéralement au tournant ! Si les Peregrine ont globalement rempli leur mission d’accroche, je n’ai pas beaucoup eu l’opportunité de lever la tête pour admirer la chaîne des Pyrénées ariégeoises immaculées, de toute façon souvent dissimulée derrière quelques nuages.

 

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Photos perso

 

S’en suit une succession de brèves montées de 1 à 2km plus ou moins sèches – je parle bien sûr du pourcentage de pente ! – suivies d’assez longues zones de relance plutôt plates que je déteste, surtout lorsque je ne suis pas au top de ma forme comme aujourd’hui ! Alors imaginez quand, en outre, les arpions sont soumis aux chorégraphies du ballet du jour : Holiday on mud… Mes pas de danse m’amusent durant environ 15km. Malheureusement l’entrain me quittera pour les 13km restants, que je finirai selon l’expression consacrée « au mental ». Je me suis maudite et ai vraiment regretté toute cette seconde partie d’avoir laissé mes bâtons dans la malle de ma voiture, spécialement lorsque je me faisais doubler par des coureurs les utilisant, coureurs que je re-dépassais ensuite en descente ! « Un trail se gagne en montée et se perd en descente. » Bon moi je ne gagne rien du tout mais ce fut plutôt le contraire ce coup-ci. Que d’énergie et de temps perdus à tenter de cramponner la glaise dans les côtes !

 

 

 

 

 

A partir du 22è kilomètre environ, je cours dans un petit groupuscule de survivants : trois femmes, un homme. Sans avoir à nous parler, nous nous servons des uns et des autres pour tenir un certain rythme. Jean-Marc (je trouverai son nom dans les résultats) et moi distançons les deux traileuses sur les dernières longueurs. Nous nous servons mutuellement de lièvre sur les parties planes qui sont un supplice pour tous les deux. Je n’avais jamais eu mal aux ischio, voilà qui est fait : une nouvelle expérience ! A l’allure où nous trottinons, je me dis que pendant la guerre, nous nous serions fait canarder depuis belle lurette !

 

 

 

 

Deux gentilles bénévoles nous accueillent au dernier « sommet » avec vue sur le St-Barthélémy et le Soularac, qui, décidément, me surveillent de près en ce moment. Après un très bref passage au sol pour mon compagnon de sentier, nous repartons pour la dernière descente, la plus abrupte depuis le départ. Curieusement, les quadri résistent bien, et nous déroulons jusqu’à l’arrivée, la langue pendante.

Nous passons la ligne après 4h25 d’efforts, bien loin de mes estimations en 4h-4h15 tranquillou ! Au classement, je finis 10ème féminine sur 16 partantes, dont deux ayant été mises – ou s’étant mises – hors course. Je suis un peu déçue mais je m’attribuerais bien un 5,4 en note artistique, avec deux belles pirouettes en « auto-tacles » avec réception sur la pointe des glutéaux ! Après quelques jours, avec 28km et près de 1400m de dénivelé sur plusieurs montres, je trouve que c’est une belle sortie, dont j’avais sûrement sous-estimé les difficultés. Mais ne serait-ce que pour le sourire et la bonne humeur des bénévoles, je suis contente d’être venue !

 

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